04 septembre 2022

UNE LUEUR DANS L'OMBRE (Edgar Wallace, 1918)


· Edition française, 1948, Hachette ·

(...) Le policier prit la petite lampe de chevet et, en s'éclairant avec elle, continua ses investigations. Il ne tarda pas à découvrir des traces de sang qui, formant une piste parfaite, semblaient conduire dans la cave du dessus. Il perdit cette trace au pied de l'escalier menant à la trappe. Le fil de la lampe ne lui permettait pas d'aller plus loin et il dut avoir recours à sa lampe de poche.
    Une longue traînée s'étalant sur le parquet lui fit penser qu'une masse lourde avait été tirée dans la pièce. Cette traînée le conduisit dans la salle de bain voisine.
    Celle-ci, contrairement à la première pièce, possédait une véritable porte et lorsque le policier essaya de la pousser, il sentit une résistance. Il projeta la lumière de sa lampe du dehors. Le cadavre d'un grand chien, raide, les yeux vitreux et la langue pendante, gisait là. Il portait autour du cou un collier auquel pendaient quelques mailles d'une chaîne brisée. Absorbé dans ses pensées, T. X. remonta dans la cave supérieure, puis passa dans la cuisine.
    Belinda Mary avait-elle tué Kara ou le chien ? Car il était certain qu'elle avait tué l'un des deux. La pensée qu'elle les avait peut-être tués tous les deux le fit frissonner.
(...)