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30 mars 2023

THE AFFAIRS OF PAULA (Hank Janson, 1965)


· Édition originale, 1965, Gold Star Books
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(...) Je me retournai. Avec désintérêt, je me demandais si elle avait l'intention de me tirer dans le dos. Si telle avait été son intention, je n'aurais pas levé le petit doigt pour l'en empêcher. Parce qu'en plus d'être dépourvu d'émotions, je me sentais épuisé et les membres comme du plomb. (...)
[Traduit de l'anglais]

25 août 2022

MISTRESS OF FEAR (Hank Janson, 1958)


· Édition originale, 1958, Alexander Moring
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(...) Il s’adressait à des jeunes teenagers qui avaient toujours vécu dans une cité industrielle morne et sans rien d'exaltant. Pour elles, Casablanca  paraissait probablement aussi mystérieuse et enchanteresse qu'Aladin et sa lampe. Elles s'imaginaient une grande ville moderne, étincelante, avec de belles voitures, le nom de célébrités s'affichant au néon sur les théâtres où elles se voyaient en tournée, ou bien dans les night-clubs, entourées par un désert romantique, ses dunes de sables, traversé occasionnellement par quelque arabes et leur joyeux campement de tentes à rayures.
    "Y a-t-il des chameaux là-bas ?" demanda l'une des filles d'une voix excitée.
    "Eh bien, je pense qu'on peut y apercevoir un chameau par-ci par-là," concéda Salk.
    Les filles le pressaient pour obtenir plus de détails et, tandis qu'il faisait mine de rechigner à répondre à leurs questions, s'appliquant à leur faire miroiter une cité de rêve, de fortune et d’opportunités, les regards des filles se remplissaient d'un espoir mélancolique.
    Finalement, une fille posa la question à 64 dollars. "Il ne semble y a voir aucune raison pour ne pas aller à Casablanca, Mr Salk. Pourquoi pensez-vous que nous ne devrions pas accepter cette proposition ?"
    Salk fronça les sourcils. Il les parcourut lentement du regard, les examinant par dessus ses lunettes d'écaille. "Voici la chose, mes petites" dit-il sur un ton de confidence. "Je ne pense pas réellement que vous devez refuser ce contrat. Au contraire, je pense que c'est une formidable opportunité. C'est juste que..." il sourit comme à regret. "C'est ainsi, les filles," reprit-il. "J'ai entrepris de vous amener à Paris, puis de vous ramener à la maison." Il écarta les mains, haussant les épaules, comme s'il répugnait à s'expliquer pleinement. "C'est surtout que je ne veux pas que vous vous imaginiez que je vous pousse à faire quelque chose."
    "Oh, non, Mr Salk," protestèrent-elles. "Bien sûr que non."
    Il eut un sourire en coin. "Quoi qu'il en soit, c'est à vous toutes de décider. Discutez-en et prenez une décision. J'ai promis de prévenir l'agent demain matin à neuf heures. Mais, dans tous les cas, faites vos valises. Nous partons demain matin.
(...)
[Traduit de l'anglais]