(...) Son besoin de meurtrir n'était qu'un corollaire morbide de l'amour exalté qui 'enchaînait à Odette, la petite compagne lascive et tendre.
L'exemple pernicieux est toujours rapidement suivi, tant il est vrai que la nature humaine a plus de penchant pour le vice que pour la régularité des mœurs.
Pourtant il y a à cela un revers de la médaille et si le plaisir est physique, le mal qui en résulte est toujours un mal physique.
Il n'est pas de cas, en effet, où une passion quelconque n'entraîne pas à bref délai un détraquement de l'état général de la santé. Tantôt c'est le foie qui est atteint, tantôt c'est le cœur, le ventre, pour aboutir à la fin logique : la mort prématurée. (...)
27 mai 2023
FRÉNÉSIES AMOUREUSES (Jean de Chancènes, 1960)
22 mai 2023
CUISANT NOVICIAT Tomes 1 & 2 (Paulette Vergès, 1935)
· Réédition, 1990, Éditions Dominique Leroy · Pour adultes
(...) Un soir quand, les joues rouges, encore plus d'excitation que de honte, je fus entrée dans le cabinet de la supérieure pour y chercher la punition que j'avais encourue au cours de la journée, la sœur de service qui me déculotta était une jeune femme que je n'avais encore jamais vue. Elle était extrêmement jolie et, en dépit de son costume peu flatteur de religieuse, il était facile de voir que son corps devait être d'une beauté classique. (...)
25 février 2022
DÉLIRE SEXUEL (Stéphane Lauran, 1953)
(...) La brune Gina Grevers, plus chanteuse et plus vedette que Geneviève, achève ce triumvirat.
Elle a une voix de basse, des cheveux noirs, un corps de déesse. Junon, descendue sur terre pour y développer les jeux de l'amour, quoi que ce soit plutôt le rôle de Vénus.
Mais elle a le physique de Junon.
Aussi a-t-elle un faible marqué pour les filles minces, blondes, à l'aspect très juvénile, ce qui est le cas de Geneviève Lambry.
Elles s'entendent très bien toutes les deux. Et leurs corps d'aspect différent s'entendent encore mieux de par la loi de l'opposition qui fait que les contrastes s'attirent.
Gina Grevers faisait depuis longtemps partie du cercle des amis de Pascal Dinvars. Il organise de fréquentes réunions, le beau Pascal. Des réunions d'art, de tous les arts, même l'art de fumer, ce qui ne gâte rien, au contraire. Quand on se retrouve, nus sous des kimonos, devant une lampe qui fait grésiller des boules magiques, exquisement odorantes, quand on tire ensemble sur le bambou et que des corps se mêlent dans une fine griserie, ne sachant plus à qui appartiennent ces corps, quand on part ensemble vers des contrées inexplorées, on n'a plus, les uns pour les autres, rien de caché. (...)
02 janvier 2022
THÉMIDORE (Godard d'Aucourt, 1745)
(...) Quelle destinée pour la philosophie d'être fille du libertinage ! Rozette fit une comparaison de ses pareilles avec les Abbés, qui n'étoit pas sans ressemblance.
– Les uns, disoit-elle, débutent dans le monde par un air de modestie et de pudeur ; les autres par une affection de cagoterie. Nous regardons les hommes à la dérobée ; les Abbés dévorent les femmes sous leurs grands chapeaux. Les hommes viennent nous chercher ; les femmes se glissent vers nos Messieurs. Nous ruinons nos amans ; ils font fortune par le moyen de leurs maîtresses. Nous sommes dans l'opulence tant que nous sommes jeunes, les autre ne deviennent à leur aise qu'en vieillissant. Nous sommes sages et quelquefois saintes sur la fin de nos jours ; les Abbés, au contraire, sont plus libertins sur le déclin des leurs. La nécessité fait notre vocation ; l'intérêt fait presque toujours le leur : on se donne au monde que ce qu'il y a de mieux, et l'Eglise a ordinairement le rebut de la nature. Nous sommes dans l'Etat deux êtres indéfinissables, qui ne tiennent à rien et se trouvent partout, qui ne sont pas nécessaires, et dont on ne peut se passer.
Elle nous détailla ensuite quelques aventures qu'elle avoit eues avec de très-graves Eclésiastiques et qui nous amuserent beaucoup. Je les passe sous silence, cher Marquis ; ayant un frere Chanoine et un autre Abbé Commendatataire, je ne veux pas qu'il soit dit que j'aie révélé le secret de l'Eglise. (...)
17 décembre 2021
DIANA GANTÉE (René-Michel Desergy, 1932)
(...) Madame,
« J'ai déjà servi chez plusieurs dames de la haute société, également très nerveuses comme vous me dites l'être vous-même, et je leur ai donné toujours toute satisfaction.
« Je suis brune, de bonne taille et assez fortement développée des hanches pour trouver très naturel le port du corset très serré qui fait mieux se tenir pour le service.
« J'approuve également pour les domestiques les bottes montantes et à hauts talons cambrant bien le pied et moulant en un dessin pur toute la jambe, ainsi que la jupe relativement courte : c'est à dire aux genoux. J'ai toute ma garde-robe : jupe noire, corsage étroit de satin, sans manches car je sers ordinairement en longs gants qui ne laissent nu qu'un tout petit peu du bras, tout juste avant l'épaule. Mes dessous sont de lingerie blanche, ma culotte plutôt une sorte de cache-sexe en voile très mince ; je l'enlève d'ailleurs pour recevoir les punitions. Maintenant si madame doit m'imposer un autre uniforme particulier, je n'ai pas en cela à transiger sur ses volontés. (...)
28 octobre 2021
UNE PETiTE FEMME À LA PAGE (Max des Vignons, 1926)
(...) Maintenant l'idée de conduire Miette à Mme Brévannes la harcelait ; elle éprouvait une joie mauvaise à penser que l'amie plierait sous le joug de la belle veuve, qu'elle souffrirait en sa chair.
Il lui fallut à l'instant téléphoner à Laure, qui promit d'être chez elle, le samedi suivant. En effet, il était impossible de faire cette visite un soir, le temps aurait manqué, surtout pour une première expérience qui n'irait pas sans difficultés de la part de la victime.
Quand elle rejoint Miette, un peu avant de rentrer au bureau, elle put lui annoncer gaiement :
– C'est entendu... on ira chez mon amie, samedi et tu auras tes deux cents balles... elle est très serviable, tu sais... (...)
10 octobre 2021
DOLORÈS AMAZONE (Alan Mac Clyde, 1934)
· Réédition, 1980, Éditions Dominique Leroy · Pour adultes
(...) – Alors, viens ici !
Jenny se plaça où Dolorès le lui ordonnait.
– Enlève ton corset !
C'était la nudité absolue devant les hommes. Jenny ne put s'empêcher de frissonner, mais désireuse de ne pas faire revenir sa maîtresse sur son bon mouvement, elle refoula au plus secret d'elle-même sa pudeur offensée et elle obéit, puis elle demeura immobile n'ayant pour tout costume que ses hautes bottines à talons démesurément élevés et un collier de grosses perles. (...)
15 septembre 2021
QUI AIME BIEN... (Jacques d'Icy, 1916)
(...) Il est notoire dans tout Grenelle que dans une grande fabrique, connue, qui occupe un nombreux personnel féminin et que nous ne désignerons pas plus clairement, l'habitude existe depuis longtemps de déshabiller complètement toute nouvelle apprentie, de la coucher sur une table, autour de laquelle les ouvrières défilent, et, après avoir jugé de son académie, lui décernent quelques claques, dont le total constitue une abondante fessée.
Les apprentis mâles, en bien moins grand nombre, sont mis dans le costume d'Adam, et fessés aussi quand ils ont le malheur de pénétrer dans les ateliers de femmes, où les envoient malicieusement les hommes occupés dans d'autres services de la maison et qui connaissent la plaisante coutume de ces dames. (...)
03 septembre 2021
DESPOTISME FÉMININ (Alan Mac Clyde, 1934)
(...) – Reste à mes pieds ! commanda Dolorès, j'aime te voir ainsi humiliée, voleuse !
Concepcion blêmit sous l'insulte, en son cœur monta un immense désir de vengeance, mais son hôtesse la tenait trop bien, elle obéit sans révolte extérieure. Dolorès frappa dans ses mains. Don Pablo et Isa qui avaient assisté à la scène dissimulés derrière une tenture, apparurent. (...)
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