29 août 2023

LE CYCLE DU JOUR ET DE LA NUIT (Namkhai Norbu, 1984)

 · Édition française, 1998, JC Lattès ·

VAS-Y, BÉRU ! (Frédéric Dard, 1965)

 · Édition originale, 1965, Fleuve Noir ·

POCHETTE SURPRISE (James Hadley Chase, 1957)

  · Réédition française, 1987, Gallimard ·

LA FIN DES HARICOTS (Frédéric Dard, 1967)

 · Édition originale, 1967, Fleuve Noir ·

JOKLUN-N'GHAR LA MAUDITE (Jimmy Guieu, 1968)

 · Édition originale, 1968, Fleuve Noir ·

DU BRUT POUR LES BRUTES (Frédéric Dard, 1960)


· Réédition, 1964, Fleuve Noir ·

MANGE ET TAIS-TOI ! (Frédéric Dard,1966)

 


· Edition originale, 1966, Fleuve Noir ·

LE ZINC EN OR (James Hadley Chase, 1973)


· Édition française, 1985, Gallimard · 


30 juillet 2023

MÉNAGE TES MÉNINGES (Frédéric Dard, 1969)


· Edition originale, 1969, Fleuve Noir ·

(...) – Laisse-le moi, y me plaît ! fait dans mon dos la voix graillonneuse et tant aimée de Bérurier.
    Et le Gravos fait une entrée de théâtre. Il a ses bretelles qui lui battent les noix, une veste de pyjama au lieu de chemise, sa veste est partagée en deux dans le dos, il est sans chapeau et sans souliers. Ses chaussettes grises sont ravaudées avec du coton rouge. On dirait qu'il a deux truites de six livres à la place des pieds.
    
– T'as eu le naze creux en me bigophonant, fait-il. Figure-toi que pendant que tu me causais la Rousse investissait l'hôtel. (...)

27 juillet 2023

FAIS-MOI CONFIANCE (James Hadley Chase, 1956)


· Édition française, 1986, Gallimard ·
 

(...) A force de me démener, je parvins à m'asseoir. Je me mis alors à le regarder en faisant de gros efforts pour le distinguer nettement. Le marron qu'il m'avait expédié avait drôlement fait tomber ma pression.
    
– O.K., Coco. Dis pas que je t'ai pas prévenu. Maintenant on va repartir à zéro. La prochaine fois que je tape, je te casse la mâchoire. Qu'est-ce qu'il voulait, le flic ? (...)

22 juillet 2023

ÇA IRA MIEUX DEMAIN (James Hdley Chase, 1983)


· Édition française, 1983, Gallimard ·
 

(...) Alors que j'avançai dans le corridor, suivi par Bill, le battant du fond s'ouvrit.
    J'affrontai Hank Smedley.
    Bill l'avait décrit mais je n'avais pas imaginé sa taille. Il n'était pas grand mais colossal, pas loin de deux mètres ; des épaules larges comme une porte de grange. D'après Bill, il avait une petite tête et c'était vrai. Une tête minuscule, laide, un nez épaté, des lèvres épaisses, de petits yeux luisants. Le modèle parfait pour un film d'épouvante.
    – Qu'est-ce que vous voulez ? grinça-t-il en bouchant la porte.
    Il avait des poings comme des jambons qu'il tenait crispés à ses côtés. D'une voix aimable, je demandai :
    – Monsieur Hank Smedley ?
    Cela le dérouta. Jamais aucun blanc ne l'avait encore appelé « monsieur », probablement. Ses poings s'ouvrirent.
    – Ouais. Qu'est-ce que vous voulez ?
   – J'appartiens à l'agence de détectives Acme, monsieur Smedley, dis-je toujours sur le même ton aimable. J'espère que vous pourrez m'aider.
    Il m'examina avec méfiance. J'entendais presque grincer son semblant de cerveau.
   – Aider ? grogna-t-il enfin. J'aide pas les hommes blancs. De l'air. Vous empestez ma boîte.
   – Blanc, Noir, laissons tomber toutes ces conneries. Je m'appelle Wallace. Alors je vous appelle Hank, vous m'appelez Wallace et comme ça nous aurons une conversation entre gens civilisés.
    Cette approche n'était pas dans ses cordes. Je le vis hésiter. Dans sa petite tête de débile, il ne savait pas s'il devait me casser la gueule ou rester planté là.
    Il resta planté là.
(...)

C'EST PAS DANS MES CORDES (James Hadley Chase, 1982)


· Édition française, 1983, Gallimard ·
 

(...) En retournant au Star Motel, Lucan fit travailler ses méninges.
    Ainsi, un homme aussi riche et influent que Jamison voulait se débarrasser de sa femme ! Il offrait deux cent mille dollars. Lucan renifla. C'était de la gnognotte. La somme l'avait séduit, mais il comprenait maintenant que si Jamison entendait réellement traiter, ça allait lui coûter bien plus. Un demi-million, peut-être. Lucan fredonna joyeusement. Ça, oui, c'était de l'argent ! D'après ce qu'il venait d'apprendre par Drysdale, Jamison ne pouvait divorcer et il s'était probablement trouvé une petite amie. Un dur comme Jamison se foutrait de ce qu'il payait, du moment qu'il obtenait ce qu'il voulait.
    Un personnage très important et bougrement dangereux, avait dit Drysdale.
    Lucan le croyait aisément. Il lui faudrait s'y prendre prudemment. Malgré tout, en lui faisant une telle proposition, Jamison prêtait le flanc à un chantage subtil.
(...)

RÉSEAU DINOSAURE (Jimmy Guieu, 1958)


· Édition originale, 1958, Fleuve Noir ·

(...) La plate-forme au dôme transparent se souleva en ronronnant. A cinq cents mètres d'altitude, elle oscilla, puis obliqua vers le Sud. A l'Ouest, les méandres de l'Infernet s'élargissaient pour former un magnifique lac artificiel à la place de ce qui, jadis, avait été le barrage Zola. Plus à l'Ouest encore, les paléontologues aperçurent des bâtiments très élevés, aux formes insolites et d'une blancheur éclatante qui leur arrachèrent ce même cri :
    – Aix-en-Provence !
    Etonné, l'androgyne fit cette remarque :
   
Ce sont les faubourgs nord de Marix. Je ne suis pas très versé en archéologie... Comment appeliez-vous ce quartier ?
    – Ce quartier ? Mais c'est... Ce n'était pas un quartier ! s'écria le docteur Barnier. C'était Aix-en-Provence, notre ville ! (...)

30 juin 2023

LE CORBILLARD DE MADAME (James Hadley Chase, 1949)


· Édition française, 1989, Gallimard ·
 

(...) Mon premier soin au réveil, fut de m'inspecter dans la glace. Blondie m'avait bien arrangé. Mon nez avait doublé de volume, et j'avais l’œil droit complètement fermé. On aurait très bien pu me prendre pour la dernière victime de Joe Louis.
    Furieux, je me remis au lit. Plus question de sortir Mardi avec une bille comme ça. Ça serait le meilleur moyen de la dégoûter de moi.
    J'allumai une cigarette et me mis à réfléchir. Si nous étions mariés, tout ça serait sans importance. Au contraire, elle serait là aux petits soins, à me dorloter. Puis je me redressai avec consternation. Moi, marié ! Elle était raide celle-là ! Moi qui charriais tous les copains qui se laissaient mettre le grappin dessus, j'aurais bonne mine avec un fil à la patte. J'avais toujours frémi à l'idée de passer ma vie avec la même bonne femme et me voilà en train de peloter le projet !
    Décidément, je commençais à me ramollir. Ce qu'il me fallait, c'était de l'exercice physique. Je me levai et m'envoyai une bonne lampée.
(...)

24 juin 2023

IT'S NOT TOO LATE (Hamish Miller, 1998)


· Édition originale, 1998, Penwith Press
·

(...) A cette époque je travaillais avec des amis de la Fédération Nationale des Guérisseurs Spirituels [National Federation of Spirtual Healers] et j'ai obtenu leur accord pour radiesthésier leurs sanctuaires avant et après la séance de guérison, afin de voir s'il y apparaissait une figure commune à tous. Un facteur intéressant devint apparent après en avoir examiné des douzaines dans différentes régions du pays.
    Dans tous les cas se forme le schéma d'une grille régulière, dont la taille dépend non seulement de la durée pendant laquelle le guérisseur a officié dans la pièce, mais aussi de la qualité de la guérison. Ces variations sont importantes dans les différentes régions du Royaume-Uni, et les quelques observations que j'ai pu faire à l'étranger semblent confirmer la similarité de ces effets à travers le monde. Il apparaît qu'existe une grille de terre universelle dont les rectangles ou carrés pulsent tranquillement, avec des lignes parfois séparées de plus de cent mètres, et dans d'autres secteurs de seulement quelques centimètres. (...)
[Traduit de l'anglais]

MEURTRES EN COMMUN (André Caroff, 1965)


· Edition originale, 1965, Fleuve Noir ·

(...) Le mardi était toujours pour Barclett un jour d'affluence. Évidemment, les week-ends amenaient bien les jeunes twisteurs des environs, mais la nouvelle vague se cuitait au jus de fruits et les filles ne buvaient pas pour ne pas perdre la ligne. D'ailleurs, Barclett pendant un week-end, ça n'était plus Barclett.
    Entre les grattements des guitares, les détonations syncopées de la batterie, les battements de mains et les trémoussements de toute cette jeunesse triste, aux chansons mélancoliques, gueulant son désespoir d'être jeune et amoureuse, par le truchement de chanteurs aphones dans une aveuglante débauche de projecteurs, et le Barclett du mardi, il y avait tout un monde.
    Tango, lumières tamisées, ombres enlacées glissant harmonieusement sur la piste brillante, seaux à champagne ruisselants de gouttelettes glacées, odeurs de tabacs, de parfums coûteux, joie discrète d'humains sur le retour, sachant que le plaisir n'est formé que d'instants fugitifs qu'il faut saisir à pleins bras, avant que tout ne croule en un petit tas qu'on appelle souvenirs...
    Ernest Jousse renifla, donna un coup de coude à Nortens.
    – Ça sent la pépée, souffla-t-il.
    Nortens était mal à l'aise, mais il faillit pouffer.
    – Vestiaire, messieurs ?
    Jousse se retourna. La femme était blonde, mince, très élégante dans une robe beige aux revers marqués de deux B discrets.
(...)

07 juin 2023

A PIEDS JOINTS (James Hadley Chase, 1974)


· Réédition française, 1981, Gallimard ·
 

(...) Deux heures s'étaient écoulées depuis la scène que j'avais eue avec Valérie. Assis à mon bureau, encore tremblant, j'étais trop occupé pour m'occuper des dossiers étalés devant moi.
    Qu'avais-je fait ? me demandai-je sans cesse. Quelle influence démoniaque avais-je libérée en faisant claquer mes doigts ? Bien que Dyer m'eût averti, je ne m'attendais pas à une réaction aussi effrayant. Valérie s'était transformée en fantôme. Son visage avait perdu toute personnalité; il était inexpressif comme le faciès des morts. Ses yeux avaient le regard vide d'un aveugle. Puis elle se pencha en avant et contempla par-dessus mon épaule le mur en face d'elle.
(...)

27 mai 2023

LE MAUVAIS LIVRE (Jules Renard, 1890/1900)


· Réédition, 2016, L'arbre vengeur ·

(...) Peu importe, lecteur, que tu ne comprennes point Éloi devenu tout à coup symboliste. Il n'a aucune sorte d'estime pour toi. Si tu lui dis « Je ne comprends pas ! » ses mains se frottent d'elles-mêmes, et s'il lui arrive de se comprendre, il n'est plus fier.
    C'est pourquoi il veut, infatigable, toujours aller à l'obscur, vers du plus obscur encore. Aveugle, il jetterait, la nuit, sur un tableau noir, les lettres retournées de mots sans suite.
    Or, il surprend sa gentille amie en larmes.
    – Oui, dit-elle, il faut que je t'ouvre mon cœur. J'ai trop de chagrin. Je lis tout ce que tu fais. Je le relis en cachette, mon Petit Larousse sur les genoux. Va, je travaille ; souvent ma tête éclate. Et je peine vainement. Impossible de traduire une ligne. Je suis donc bien bête ! J'en crierais ; je serais si heureuse de deviner quelquefois. Je t'aime tant !
    Elle pleure comme une source pure.
    Éloi lui baise les mains, et, presque vaincu, appuie son front sur l'épaule de son amie, mais pour le relever soudain, avec orgueil et défi.
    Il mourra avant d'oublier cette minute où il faillit, à cause de sa gentille amie, perdre, d'un coup, tout le talent qu'il a de ne pas écrire en français.
(...)

FRÉNÉSIES AMOUREUSES (Jean de Chancènes, 1960)


· Edition originale, 1960,
Éditions de l'Eden ·  Pour adultes 

(...) Son besoin de meurtrir n'était qu'un corollaire morbide de l'amour exalté qui 'enchaînait à Odette, la petite compagne lascive et tendre.
    L'exemple pernicieux est toujours rapidement suivi, tant il est vrai que la nature humaine a plus de penchant pour le vice que pour la régularité des mœurs.
    Pourtant il y a à cela un revers de la médaille et si le plaisir est physique, le mal qui en résulte est toujours un mal physique.
    Il n'est pas de cas, en effet, où une passion quelconque n'entraîne pas à bref délai un détraquement de l'état général de la santé. Tantôt c'est le foie qui est atteint, tantôt c'est le cœur, le ventre, pour aboutir à la fin logique : la mort prématurée.
(...)

22 mai 2023

INFORTUNE (G.J. Arnaud, 1966)


· Edition originale, 1966, Fleuve Noir ·

(...) – Vous n'avez rien à craindre. Je vous promets le secret. C'est pour son contenu que vous avez tué Charly ?
    – Ce n'est pas moi qui l'ai tué.
    – Robert sourit tout en secouant la tête.
   – Allons. Vous saviez que je vérifierais le chargeur et que je le viderais. A tout hasard, vous aviez placé cette balle-suicide dans le canon, mais vous comptiez sur mon horreur du sang. Vous aviez fait un beau calcul. Prat n'avait aucune chance en menaçant un gendarme avec une arme vide. N'importe quel policier aurait dégainé et tiré. Mais, à tout hasard, il y avait la balle dans le canon. Quel trésor cachez-vous dans ce coffret pour que vous alliez jusqu'au meurtre ?
(...)

CUISANT NOVICIAT Tomes 1 & 2 (Paulette Vergès, 1935)

· Réédition, 1990, Éditions Dominique Leroy ·  Pour adultes 

(...) Un soir quand, les joues rouges, encore plus d'excitation que de honte, je fus entrée dans le cabinet de la supérieure pour y chercher la punition que j'avais encourue au cours de la journée, la sœur de service qui me déculotta était une jeune femme que je n'avais encore jamais vue. Elle était extrêmement jolie et, en dépit de son costume peu flatteur de religieuse, il était facile de voir que son corps devait être d'une beauté classique. (...)

08 mai 2023

Y'A BON SAN-ANTONIO (Frédéric Dard, 1961)


· Réédition originale, 1967, Fleuve Noir ·

(...) Madame porte un gaine garnie de dentelle noire, un porte-bas affolant, noir aussi, et un bustier d'où elle retire successivement : un kilo de farine blanche, deux poissons rouges, un dis de carreau, un tesson d'aquarium, un tronçon de baguette magique, un bouton de col, un berlingot Bio-dop, un étui à lunettes, le reste d'un sandwich aux rillettes, une balle de tennis, une de Lebel et une de coton. C'est pas un soutien-chose, c'est un hotte. Je m'attends à l'en voir retirer le gars Alfred en personne, mais elle stoppe l'évacuation, se sonde l'entre-seins, ramène encore un chandelier à trois branches et déclare forfait.
    
– San-A., proteste le Gros, je te prierais de ne pas regarder Mme Bérurier de cet œil c...-c...-pissant. Je veux bien que tu es mon supérieur, mais ça ne donne pas le droit de cuissage. (...)