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· Édition poche, 1965, Ballantine Books ·
(...) Cette fois Mal-Gash resta immobile ; et Tarzan se jeta sur lui, son grand couteau de chasse scintillant dans les airs. "Kagoda ?" demanda-t-il.
Mal-Gash, surpris, et étourdi, vit le couteau briller au-dessus de lui, ressentant la pression des doigts sur sa gorge. "Kagoda", dit-il, ce qui signifie soit "Te rends-tu?" ou "Je me rends", en fonction de l'inflexion.
Tarzan bondit sur ses pieds et se mit à se frapper la poitrine, car il connaissait bien ces anthropoïdes, et il savait qu'un roi se doit non seulement de prouver son droit au pouvoir, mais aussi d'impressionner continuellement ses suivants à l'esprit simple par des battements de poitrine et des fanfaronnades, tout à fait comme l'esprit simple du fasciste se laisse impressionner. "Je suis Tarzan, roi de tous les singes," s'écria-t-il ; puis il parcourut du regard l'assemblée de singes pour voir si aucun d'entre eux oserait discuter son droit au pouvoir. (...)
[Traduit de l'anglais]
