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15 mars 2023

THE HOUSES OF ISZM (Jack Vance, 1954)


· Édition poche, 1964, Ace Books
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(...) Juste au-dessus de sa tête, une bulle de liquide s'était formée dans un sac de fragile membrane. La chose grossit, s'agitant et tremblant. Puis un serviteur la toucha avec une épine effilée. Le sac éclata et un liquide au doux parfum aromatique de girofle inonda Farr, avant de s'évaporer rapidement. Farr marcha jusqu'à la quatrième chambre où un domestique le drapa dans des vêtements frais, puis fixa une petite rose noire sur le côté de sa cuisse. (...)
[Traduit de l'anglais]

01 mars 2023

SON OF THE TREE (Jack Vance, 1951)


· Édition poche, 1964, Ace Books
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(...) Ils descendaient le couloir au long duquel s'alignaient de petites boutiques. "Écoutez," dit Joe, "êtes-vous une prêtresse Druide, capable de faire passer de vie à trépas n'importe quel roturier avec indifférence – ou êtes vous une chouette petite à la recherche d'un rendez-vous amoureux ?"
    Elfaine rejeta la tête en arrière, s'efforçant d'exprimer dignité et sagesse. "Je suis une personne très importante qui, un jour, sera la grande prêtresse de tout le comté de Kelminester. Un petit comté, d'accord, mais les rênes de trois millions d'âmes destinées à l'Arbre seront entre mes mains."
    Joe prit un air dégoûté. "Ces gens-là ne se débrouilleraient-ils pas tout aussi bien sans vous ?"
    Elle rit, se relaxa un instant, devenant simplement une joyeuse fille aux cheveux bruns. "Oh – probablement. Mais je suis obligée de perpétuer les apparences."
(...)
[Traduit de l'anglais]

07 août 2022

CAIN'S GIRL FRIEND (William Grote, 1957)


· Édition originale, 1957, Ace Books
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(...) Comme il regardait dehors par la fenêtre, son visage pâlit de fureur. L'appartement d'Helene était au-dessus du garage. Le sol était environ quatre mètres plus bas. Cette pièce avait été choisie pour entrer parce qu'elle était la plus éloignée de la chambre, et quiconque avait commis l'effraction avait dû utiliser une échelle ou une corde.
    Sa rage l'enserra comme de mortels doigts d'acier, une émotion acérée, lacérante, qui griffa son esprit des sillons livides de la haine. Le procédé avait été le même pour assassiner Dan. Un incendie.
    Il sut que cette nuit-là allait devoir le transformer. Qu'à partir de maintenant il ne pourrait plus se montrer aimable, plus jamais civilisé. Pour sa propre survie, il devait devenir aussi dur et impitoyable que l'incendiaire qui l'avait traqué jusqu'ici.
(...)
[Traduit de l'anglais]

03 août 2022

UNEASY LIES THE HEAD (William L. Rohde, 1957)


· Édition originale, 1957, Ace Books
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(...) "Il y a pas mal d'années, une gitane qui s'était amourachée de moi m'a fait avaler un café d'amoureux. Punaise ! Quelle nuit ce fut!"
    "Quel genre de café ?"
    "J'ai appris plus tard la recette par un puro rom. Elle y avait mis une tasse de café fort et ajouté deux cuillères de cannelle, cinq clous de girofle, dix grains de vanille, une pointe de muscade, et deux gouttes de teinture de cantharide –"
    "Remède de cheval," m'exclamai-je. "C'est un filtre d'amour ou un poison ?"
    "Ça n'est pas tout. Elle avait ensuite passé le café dans une chemise de nuit qu'elle avait portée au moins deux nuits. Après qu'elle l'eut réchauffé, elle me le servit. Je l'ai bu." Son regard traversait le mur comme s'il fixait un point à six mille kilomètres d'ici. "Je ne savais pas ce que c'était, à ce moment-là," continua-t-il, se parlant un peu à lui-même. "Le goût en était sucré mais fort, très agréable après le Cognac que j'avais bu. Elle devint soudain la plus belle femme du monde, et moi un véritable Hercules amoureux. L'effet était durable, en plus – nous sommes restés ensemble huit jours."
    "Qu'est- il arrivé ensuite ?"
    " J'ai dû rentrer en Angleterre. J'étais censé la retrouver l'été suivant à Belgrade. Elle n'y était pas. J'ai trouvé des gitans, mais pas Rena. Elle s'était mariée et avait migré en Hongrie, m'ont-ils dit. Je ne l'ai jamais revue."
    Je restai silencieux à beurrer les tartines, et à remplir des petites assiettes de confiture. Un homme a bien le droit de revisiter ses souvenirs.
    Après qu'il se soit éclairci la gorge en reprenant maladroitement une cigarette, j'ajoutai, "Je me demande si Peggy connaît cette recette. Non pas qu'elle serait prête à m'en servir."
    "N'en soyez pas si sûr. Peut-être même vous invitera-t-elle à dîner, un de ces jours, et qu'elle vous préparera des boulettes de viande. Des boulettes dans une sauce puissante, en fait."
    "Vous avez testé ça aussi ?"
    "Non, mais je connais la méthode. Elles mélangent de la viande hachée avec oignon et épices, puis la fille les roule sur ses seins et son ventre, avant de garder chaque boulette sous ses aisselles pendant au moins trois minutes. C'est à dire, si elle souhaite que vous tombiez amoureux d'elle, naturellement. Si vous mangez cette préparation, vous êtes aussi cuit que les boulettes."
    "C'est une recette qui a du sens," remarquai-je. "Elles savent que la transpiration est un aphrodisiaque."
(...)
[Traduit de l'anglais]

06 mars 2022

SHOOTING STAR (Robert Bloch, 1958)

 
· Édition originale, 1958, Ace Books
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(...) Cependant, supposons qu'il n'était pas certain qu'elle serait seule. Supposons qu'il ait pensé que je puisse être là avec elle, ou qui que ce soit d'autre. Alors, il est possible qu'il se soit approché furtivement pour regarder par la fenêtre. Disons, au moment précis où elle me téléphonait.
    "La fenêtre n'était pas fermée. Il peut l'avoir ouverte et avoir entendu – entendu suffisamment pour se décider à entrer à l'instant où elle a raccroché. Et alors..."
    "Ca semble logique," dit Daisy. "Pas vrai, chéri ?"
    "Je ne sais pas. J'essaie d'imaginer qui pourrait bien être impliqué."
    "J'ai décidé d'écouter mon intuition," murmurai-je. "Et mon intuition me dit qu'il s'agit forcément d'un ami de Polly Foster. Quelqu'un qui lui est proche."
    "Dans ce cas, ta tâche est claire," dit Bannock. "Commence par travailler ses amis."
    "Juste comme ça, hein ? me renfrognai-je. "Que dois-je faire, passer une petite annonce et organiser une réunion ?"
    "Pas la peine. Tu les verras tous demain après-midi à l'enterrement."
    "Peut-être," dis-je.
    Bannock éteignit son cigare. "Je t'en prie, Mark ! Tu sais combien c'est important pour moi. Je ne te le demanderais pas si ça ne l'était pas."
    "D'accord," répondis-je. "J'irai à l'enterrement. A moins que quelque chose n'advienne qui interfère."
    "Tel que quoi ?" demanda Daisy.
    "Tel qu'un autre meurtre." J’eus un sourire. "Dans ce cas, il est probable que je me rende plutôt à mes propres funérailles."
(...)
[Traduit de l'anglais]

27 novembre 2021

TIME TO LIVE (John Rackham, 1966)


· Édition originale, 1966, Ace Books ·

(...) Par terre et par mer s'acheminaient vers Dangelar les "miettes de la table du riche", toutes ces choses précieuses sans utilité pour les Kalmedans, mais dont les Terrans étaient avides et qui pouvaient se vendre pour d'énormes profits. Depuis Dangelar, par vaisseaux traversant le vide, partaient des fourrures et des plumes, des fruits exotiques et des épices, les gemmes étranges et les minéraux rares. A Dangelar affluaient les touristes, les excursionnistes, les chasseurs de souvenirs. Ainsi, dans le quartier central de la capitale se dressaient tous les somptueux bureaux de chaque entreprise Terran importante. (...)
[Traduit de l'anglais]