(...) Les morts ne transpirent pas.
Il faisait très chaud dans la morgue, et la sueur couvrait d'une fine pellicule le visage de Carella et de Hawes, s'accrochait à la lèvre supérieure de l'homme qui les accompagnait, et dessinait une auréole sous les aisselles de l'assistant qui leur jeta brièvement un regard morne avant d'ouvrir le tiroir.
Le tiroir glissa presque sans bruit sur ses roulements à billes. La fille Irène était étendue nue et morte sur la couche ; ils l'avaient découverte avec sa culotte, mais celle-ci avait été expédiée immédiatement au laboratoire, et elle était là nue et froide et sèche tandis que l'assistant et les trois hommes la regardaient. Un peu plus tard, elle serait transférée vers une autre partie de l'hôpital, où aurait lieu l'autopsie. Pour l'instant, son corps était encore intact. Il n'y manquait que la vie. (...)
[Traduit de l'anglais]
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