(...) Bien peu de scientifiques semblent posséder les qualités de décision ou de courage nécessaires pour aborder le problème général d'un éventuel contact entre l'humanité et des représentants de civilisations technologiquement plus avancées que la nôtre. Malgré quelques exceptions notables, une prudence inquiète et tatillonne dissimule bien mal l'embarras. Il en va tout autrement des techniciens de haut niveau chargés des problèmes liés à la défense nationale. Nous avons découvert sans surprise qu'ils constituaient la majeure partie des "troupes" affectées aux États-Unis, dès 1947, à l'étude des OVNI.
Les éléments dont nous disposons nous permettent déjà de construire un ensemble cohérent d'hypothèses :
1° - Au plus haut niveau de l'Exécutif des États-Unis, un petit groupe d'hommes comprenant sans aucun doute la plupart des membres du National Security Coucil et le président Truman lui-même est persuadé de la réalité des faits suivants :
a. Des véhicules volants manufacturés pénètrent sans autorisation dans l'espace aérien national.
b. Les Forces Armées ne disposent pas d'une technologie leur permettant de s'opposer à ces incursions.
c. Toutefois, elles semblent avoir accès dès 1947, à une source d'information privilégiée telle que les témoignages prennent une importance secondaire.
d. Le mémorandum du 23 septembre 1947 suggère que l'AMC et les services consultés sont arrivés aux conclusions qu'ils proposent grâce à l'étude d'objets matériels.
2° - Une décision politique très grave est prise par le Président, après un avis favorable de ses conseillers :
a. La matérialité d'une violation permanente de la souveraineté des États-Unis sera cachée aux représentants du peuple américain.
b. En sa qualité de Commandant en Chef des Armées, le Président impose un secret absolu sur la source d'informations à laquelle ses services compétents ont accès.
c. Les Agences de renseignement existantes, y compris le FBI et la CIA, seront tenues à l'écart du secret.
d. Des Agences spécialisées seront crées suivant les besoins. Elles échapperont au contrôle du Congrès et à la chaîne habituelle de commandement. Elles n'auront qu'une connaissance partielle et "compartimentée" du secret.
3° - Tous les moyens nécessaires au maintien du secret seront utilisés, même s'ils impliquent la suspension des droits constitutionnels de certains individus :
a. Désinformation du public avec la complicité de quelques scientifiques, journalistes, écrivains et faux témoins.
b. Mise en œuvre de tous les moyens adéquats pour réduire au silence les témoins ou les chercheurs trop encombrants, ou détruire leur réputation et leur crédibilité.
c. Création de moyens juridiques contraignants à l'usage des Forces Armées. (...)
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