(...) – Oh ! s'exclama la jeune Russe. Venez donc regarder par ici !
Ils la rejoignirent, de l'autre côté du dôme transparent et Bill Howard et Aileen restèrent, plus encore que leurs compagnons, pétrifiés de stupeur. Suspendu dans le vide clouté d'astres innombrables, un monstrueux engin en forme de toupie tournoyait lentement ! Un engin colossal, hérissé d'antennes, percé à « son équateur » d'un grand nombre d'ouvertures rectangulaires, les unes sombres, les autres éclairées d'une lumière jaune, assez vive. Fréquemment, des astronefs lenticulaires, analogues au leur, franchissaient ces ouvertures et disparaissaient ; d'autres en sortaient, fusant alors dans l'espace à une vitesse fantastique, telles des bulles de lumières qui ne tardaient pas à s'amenuiser, à s'estomper dans la lumière réfléchie par la surface terrestre vers laquelle ils se dirigeaient.
– Notre base spatiale, annonça le commandant Thorg, une sorte de satellite artificiel qui, depuis des années, orbite autour de votre planète.
– Le... Chevalier Noir ? hasarda Raymond Dorval.
– Oui, c'est ainsi que vous l'avez baptisé. Cette base spatiale a causé bien des migraines à vos astronomes. (...)
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