· Édition originale, 1958, Ace Books ·
(...) Cependant, supposons
qu'il n'était pas certain qu'elle serait seule. Supposons qu'il
ait pensé que je puisse être là avec elle, ou qui que ce soit d'autre.
Alors, il est possible qu'il se soit approché furtivement pour regarder
par la fenêtre. Disons, au moment précis où elle me téléphonait.
"La
fenêtre n'était pas fermée. Il peut l'avoir ouverte et avoir entendu –
entendu suffisamment pour se décider à entrer à l'instant où elle a
raccroché. Et alors..."
"Ca semble logique," dit Daisy. "Pas vrai, chéri ?"
"Je ne sais pas. J'essaie d'imaginer qui pourrait bien être impliqué."
"J'ai
décidé d'écouter mon intuition," murmurai-je. "Et mon intuition me dit
qu'il s'agit forcément d'un ami de Polly Foster. Quelqu'un qui lui est
proche."
"Dans ce cas, ta tâche est claire," dit Bannock. "Commence par travailler ses amis."
"Juste comme ça, hein ? me renfrognai-je. "Que dois-je faire, passer une petite annonce et organiser une réunion ?"
"Pas la peine. Tu les verras tous demain après-midi à l'enterrement."
"Peut-être," dis-je.
Bannock
éteignit son cigare. "Je t'en prie, Mark ! Tu sais combien c'est
important pour moi. Je ne te le demanderais pas si ça ne l'était pas."
"D'accord," répondis-je. "J'irai à l'enterrement. A moins que quelque chose n'advienne qui interfère."
"Tel que quoi ?" demanda Daisy.
"Tel qu'un autre meurtre." J’eus un sourire. "Dans ce cas, il est probable que je me rende plutôt à mes propres funérailles." (...)
[Traduit de l'anglais]
